Cette histoire vraie tient lieu d’anecdote extraordinaire. Non parce qu’un groupe d’hommes se découvre une passion commune mais parce que ces hommes sont mineurs, prolétaires, incultes et se découvrent du talent. Olivier est celui qui se distingue entre tous. Rapidement, ses peintures font place d’œuvres d’art, attirent l’œil des érudits. Tous d’ailleurs finissent par devenir artistes, au sens propre du terme, à force de pratique, de labeur.
Se pose alors la question de la légitimité en fonction de notre classe sociale. Soutenu par un milieu élististe, trouvant le temps nécessaire à consacrer à une passion, un être aura sans doute plus de chance qu’un autre de se révéler artiste et bien des fois, le génie reste terré dans l’ignorance. La question de la légitimité trouve dans cette pièce un second prisme. Une fois considérés en tant qu’artistes, sont-ils condamnés à se raconter eux-mêmes pour être reconnus par le monde de l’art ? Peuvent-ils aller plus loin et être adoubés malgré tout ?
Ce spectacle vise finalement à galvaniser toute personne désireuse de s’exprimer artistiquement.
