Très jeune, elle commença à fréquenter les ateliers de peintres lyonnais et devint élève de Léon Garraud (élève de François Guiguet) et de Marie-Louise Degabriel tous deux faisant partie de la lignée des peintres lyonnais. Avec eux, elle apprit la précision du dessin, la maîtrise des couleurs de sa palette au moyen de crayons de pastel secs ou de la peinture à l’huile et à restituer la lumière d’un paysage.
Jacqueline ANSELME fut essentiellement inspirée par les paysages régionaux du Nord-Isère. Que ce soit au pastel sec ou à l’huile, elle consacra toute son énergie à emprisonner dans ses toiles, les couleurs et la lumière de sa région pour mieux la faire partager. Elle réussit à reproduire la lumière observée sur place et à faire vibrer les couleurs selon les saisons et l’heure à laquelle elle posait son chevalet, aussi bien face à un sentier paré des tons de l’automne, devant un coucher de soleil flamboyant sur un étang ou encore dans un paysage de neige hivernale déployant des nuances blafardes sur une campagne endormie ou bien au milieu d’un champ fleuri écrasé par un soleil estival.
Elle maîtrisait parfaitement la technique des glacis superposant plusieurs couches très fines de peinture à l’huile afin de laisser transparaître la lumière tout en renforçant la couleur par transparence couche après couche. Elle a aussi réalisé de nombreux paysages et natures mortes au pastel sec. Elle s’écarta un temps de cette technique afin d’explorer celle de l’huile au couteau. Elle se lança alors dans une œuvre beaucoup plus moderne, forte, nerveuse, pétillante, tout en restant attachée à la maîtrise de la lumière. En superposant les couches de peinture à l’huile, elle utilisa la matière pour donner vie à des paysages forts, expressifs, dynamiques.
