- Catherine Roc, peintre et sculptrice.
"Je me définis comme autodidacte, étant enrichie dans ma région par différents ateliers d'Art associatifs ou des stages avec des professionnels.
Par la sculpture où je me dirige davantage à présent, j'aime découvrir la personnalité, l'histoire de la pierre, du bois qui se révèlent peu à peu sous mes outils, en m'accordant à leurs caractères. L’œuvre est le fruit d'un cœur à cœur.
Mon axe de travail s'appuie sur la mise en valeur des expressions, des attitudes, des rythmes, des directions. Les émotions mettent en mouvement les corps, mettent en jeu l'équilibre. Au-delà du corporel, les formes créées suivent des lignes dont la liberté invitent l'imaginaire. L'important pour moi est de rendre l’œuvre vivante. L'Art reste libre en accompagnant le vivant. Du coup, je peins en live les concerts de musique classique ou de jazz en grands et petits ensembles ainsi que des danseurs en répétition.
Mes statues sont le fruit de mes recherches en peinture.
Les terres de potiers ouvrent tous les possibles, par leurs souplesses.
Le Bois de Cerisier, Frêne, Châtaignier, Genévrier...ont la chaleur de la couleur et souvent des lignes très gracieuses, ils appuient déjà l'inspiration par leur observation.
Les Pierres (calcaires, albâtres, marbres, serpentine) ne révèlent leurs beautés qu'en travaillant la profondeur et elles demandent plus de complicité du fait de leurs fragilités cachées".

-Isabelle Peugnet, artiste peintre : Portrait et paysages intérieurs.
"Mon travail de peinture se situe autour du mouvement, du vivant.
Ici le vivant, je le regarde dans l'humain, dans son mouvement de vie,
dans ces petits instants qui ouvrent tant de portes derrière ces visages.
C'est un voyage, une plongée dans un paysage.
C'est cette aventure qui me passionne, celle de côtoyer ces réalités de
vie pour donner formes et couleurs à ces paysages humains.
Chaque portrait est une rencontre, un support pour questionner,
chercher des repères et donner corps à cet informel.
Il s'agit de réalisme, puisque le visage est identifiable, mais comme
moyen pour ouvrir une porte, une question sur l'humain que nous
sommes. Les gestes, les coups de pinceau restent présents, ils marquent cette matière humaine et la présence du peintre. C'est la simplicité de ce qui
est posé qui m'intéresse avec ce qu'elle a de brut, d'instinctif et de
minimaliste".